Quelles sont les barrières à l'alphabétisation?

La fondation pour l’alphabétisation (2002) rapporte plusieurs éléments qui constituent des barrières à l’alphabétisation. Elle a procédé à des entrevues à travers le Canada auprès de personnes ayant un faible niveau d’alphabétisation. Il en ressort que les participant(e)s au sondage font face à des besoins de gardiennage, des problèmes de santé, de responsabilités familiales, de transport et d’instabilité économique.1

 

EFFETS SUR LA SANTÉ

 

-L’étude de l’Association pour la santé publique de l’Ontario (ASPO : 1990) établit, comme principale constatation, qu’un faible niveau de capacités de lecture a des effets défavorables importants sur la santé. L’alphabétisme est l’un des principaux déterminants de la santé.

 

-Toujours selon l’ASPO (1990), les personnes peu alphabétisées « fument plus; s’alimentent mal et boivent plus de café; négligent les soins préventifs; utilisent mal les médicaments; comprennent mal les posologies et les avertissements sur les flacons; ne suivent pas les conseils des médecins; connaissent mal le réseau de la santé et les ressources en santé. La mortalité est plus précoce.

 

Le rapport sur la santé des Canadiens et Canadiennes (1996)3 démontre une relation entre le niveau de scolarité et l’état de santé : seulement 19% des répondantes et répondants ayant terminé leurs études secondaires rapportent être en excellente santé en comparaison aux 39% qui ont obtenu leur diplôme universitaire.

 

 

EFFETS SUR LA SANTÉ MENTALE

 

Le stress constitue un problème de santé majeur. Un faible niveau d’alphabétisme provoque un niveau élevé de stress, lequel est reconnu comme étant un facteur important chez les personnes souffrant de dépression, d’anxiété et d’autres problèmes de santé mentale. Les personnes peu alphabétisées vivent plus souvent des situations stressantes que celles ayant de meilleures capacités de lecture. Elles sont donc plus susceptibles de manquer confiance en elles et de se sentir vulnérables. Elles ont de la difficulté à faire face aux changements.4

 

Le Centre for Health Policy and Evaluation de l’Université du Manitoba (1997) rapporte que « les maladies, les épidémies et les décès violents sont plus fréquents dans les endroits où les niveaux d’alphabétisme sont bas ».4

 

EFFETS SUR LA PAUVRETÉ

 

Selon l’Enquête internationale sur l’alphabétisation (1994), près de la moitié des adultes (47%) qui se trouvent au plus bas niveau de lecture vivent dans des ménages à faible revenu.5

 

Il est quatre fois plus probable que les personnes qui se situent au niveau 1 d’alphabétisme n’aient pas travaillé durant l’année, comparativement à celles qui se situent aux niveaux 4 et 5.5

 

Plus de 33% des personnes qui se situaient aux niveaux 1 et 2 d’alphabétisme, lors de l’Enquête internationale, étaient prestataires d’aide sociale.5